NEUROS OSD
Quand on parle de lecteurs multimédia de salon on pense couramment aux lecteurs
de DVD, de DIVX, et autres enregistreurs de salon. Mais tous ces produits ont comme
principal inconvénient des fonctionnalités précises et définies dès le départ.
Même si les mises à jour des codecs existent pour la lecture des formats DIVX ce n’est pas
toujours chose facile de suivre l’évolution des codecs.
Le NEUROS OSD quand à lui a une démarche originale et spécifique: une ouverture
totale avec une architecture Open Source et un développement du produit en continu.
Mais avant d’examiner le contenu de la boîte reçue par
Met@shop il faut
signaler qu’il existe un autre produit NEUROS baptisé « Recorder II » qui diffère
totalement du NEUROS OSD. Pour le reconnaître ce produit est doté d’une petite
télécommande carrée qui permet de le piloter et un boîtier qui a aussi un aspect
différent, il est bicolore noir et gris. Ne vous trompez pas ce n’est pas le même
produit et il n’a pas les mêmes fonctions !
Le contenu de la boîte

Dans la boîte de couleur noire très classe qui sert d’écrin au NEUROS OSD, le
boîtier est très bien protégé ce qui est logique puisqu’il est en plastique noir
et brillant. Il est livré avec un socle lui aussi très bien emballé et aussi
brillant ce qui permet de poser le NEUROS OSD droit sur un meuble et de le
montrer sans qu’il ait à rougir à côté de l’écran plasma. Des câbles sont fournis,
un câble pour l’entrée vidéo et un pour la sortie.
Une télécommande est livrée avec ses piles et un câble de rallonge infrarouge
est fourni vous permettant de pouvoir continuer à piloter votre NEUROS depuis
votre fauteuil même si vous le cachez dans votre meuble TV. Ce câble est muni
de deux autocollants pour le fixer sur la TV par exemple. Mine de rien c’est
très pratique. La télécommande est intéressante car paramétrable, elle peut
piloter votre TV ou un autre périphérique via apprentissage. Pour vous simplifier
le paramétrage une feuille est livrée avec une liste conséquente de codes pour
la plupart des téléviseurs du marché. Dernier accessoire fourni un câble série
qui vous permettra de vous connecter en mode terminal sur le Linux embarqué.
Tranquilisez-vous la prise électrique est au standard français sur cette
version européenne.
Le boîtier NEUROS OSD

A l’arrière on trouve le connecteur pour l’alimentation 5V. A noter le souci
d’« ouverture » du constructeur puisque la tension utilisée est celle d’un port
USB et que NEUROS Technology explique même comment se fabriquer sa propre alimentation.
La prise « serial » (série) permettra de connecter un PC en mode terminal avec le câble fourni.
A côté de cette prise on trouve le connecteur pour le câble rallonge infrarouge puis la
prise vidéo SVIDEO mais le câble n’est pas présent dans le boîtier.
cable infrarouge
Ensuite vient la prise RJ45 qui permet la connexion sur votre routeur et l’accès à
Internet ainsi qu’à votre réseau familial. A savoir que le NEUROS OSD est doté d’un
switch interne ce qui permet de le connecter sur le PC au besoin avec un câble droit
sans nécessiter de câble croisé.
Pour finir ce côté on trouve les connecteurs IN et OUT pour la vidéo.

De l’autre côté du boitier on trouve un connecteur pour les cartes SD/MMC, un autre au
format CF/Microdrive.
Enfin un port USB est présent qui possède la fonction USB HOST pour l’accès au
contenu des périphériques externes de type disque dur, PSP ou iPod.
Prise en main
Une fois alimenté électriquement le NEUROS OSD et les piles insérées dans la télécommande,
on connecte le connecteur OUT sur l’entrée vidéo de la TV et le connecteur IN sur la sortie.
Un logo s’affiche sur l’écran et vous fait patienter 10 secondes. Le menu s’affiche ensuite.
Ne soyez pas pressé et prenez le temps de télécharger le firmware depuis le site
http://open.neurostechnology.com. Si votre boîtier est en version 3.21 ce qui est souvent
le cas, il vous faudra faire la mise à jour en deux étapes. Téléchargez la version
3.28 et aussi la 3.33. Ce sont des fichiers .upk que vous copierez sur une carte SD
par exemple. Ensuite insérez la carte dans le NEUROS OSD et via l’explorateur
validez sur le fichier avec la touche Enter de la télécommande. Une fois la vérification
du fichier passée le boîtier redémarre. Ne craigniez rien si votre TV affiche en
grand « Upgrading now, please wait…Upgrading linux kernel » et d’autres messages
pendant 10 minutes.

Pour les plus feignants d’entre nous une fonction de mise à jour automatique est
disponible dans le dernier firmware. Il faudra donc faire la mise à jour deux fois
pour arriver à la version 3.33, de la 3.21 à 3.28 et 3.28 à 3.33.
Cela en vaut vraiment la peine ! Le menu de démarrage des versions récentes
est totalement différent et beaucoup plus agréable. Le travail sur le firmware
est impressionnant. Plus de bugs d’affichage au démarrage sur ma TV Plasma et
des fonctions à la pelle avec une interface plus rapide. Donc upgradez !
Je passerais les détails sur l’amélioration de l’interface graphique qui est
beaucoup plus esthétique, c’est un peu comme passer de Windows 98 à XP.
La qualité

Pour lire un DIVX il suffit soit de connecter son disque dur externe USB sur le NEUROS
OSD ou bien de le copier sur une carte SD,CF ou MS.
La qualité de lecture est excellente et cela même sur des cartes flash standard. Les
codecs récents et anciens sont supportés : MPEG-4, ASF, AVI, DivX, Xvid, MOV, MPEG-2.
Les menus

Le menu « File Browser » (explorateur) permet de lire le contenu des cartes flash
ou du disque dur mais en fait de tout périphérique uPNP connecté sur le port USB.
Ce peut être aussi le cas de certains appareils photo.

Les fonctions habituelles d’un explorateur sont présentes, une fois un carte SD
par exemple introduite le lecteur affiche MMC card et tout ce qu’il faut pour
gérer les dossiers est disponbile (Couper/Copier/Paste/Effacer/Renommer)
Le menu « Applications » vous permet de lancer une console en mode texte nommée
OSD. Les linuxiens reconnaîtrons un shell ASH et on peut lire BusyBox 1.1.3. Le
cœur du Neuros OSD est un Linux et le projet est Open Source. Soit on se connecte
en mode terminal via le porté série ou bien on peut entrer quelques commandes
avec un clavier virtuel qui reprends les touches alphabétiques d’un téléphone (SMS).
L’heure du boitier doit être réglée et le format de la TV. A signaler une chose
importante. Ce boîtier est à la fois NTSC et PAL ce qui vous permettra de vous
affranchir des problèmes de compatibilité.
Côté réseau on peut se positionner en adressage fixe ou bien DHCP. On utilisera
ce dernier réglage pour se connecter à son fournisseur d’accès.
Le menu « Properties » (propriétés) contient la version du boîtier. Lors de la
réception du boîtier il est en version 3.21-0.21 mais il vous faudra obligatoirement
le mettre à jour. Dans ce menu on peut lire la mac address puis le numéro de série
L’enregistrement
Pour enregistrer c’est tout simple on clique sur le bouton « Record » et on choisit
le format d’enregistrement avec la qualité souhaitée. Tout comme un enregistreur de
salon 4 niveaux d’enregistrement sont disponibles : Superfine, Fine, Normal, et
Economique mais ici on encode directement en DIVX ce qui n’est pas toujours le
cas ailleurs. On peut aussi programmez un enregistrement si on le désire.
PSP et iPod
Les formats vidéo de l’iPOD et de la PSP sont supportés. Pour ces deux appareils
on pourra les connecter en USB sur le NEUROS OSD directement pour l’enregistrement
ou aussi la lecture des fichiers. La qualité est parfaite et on se prend au plaisir
d’enregistrer des clips, films ou série pour les lire une fois à l’extérieur de la maison.
Le prix
Puisqu’il faut en parler, le NEUROS OSD vaut 230 euros sur
Met@shop. Ce
prix est à rapprocher d’un enregistreur de salon qui vaut dans les 300 euros
mais avec les différences que l’on connaît. Le NEUROS OSD est beaucoup plus
puissant et plus ouvert et il enregistre au format DIVX. Seulement le stockage
n’est pas fourni. On peut bien entendu stocker sur des cartes flash mais leurs
capacités sont limitées et il faudra donc prévoir un disque dur externe sur
port USB pour l’exploiter pleinement. Mais si l’on ajoute ce prix on reste
tout à fait compétitif avec énormément plus de fonctions.
Le côté Linux de la Force
L’avantage du NEUROS OSD est évident pour tous, c’est une plateforme réellement
ouverte et bon marché par rapport à un PC. Il sera tout aussi efficace pour lire
vos DIVX qu’un mini PC de type barebone. Tous les développements sont possibles
et encouragés par le constructeur qui fourni un site web, un Wiki, un forum, un
IRC et les outils pour développer en Open Source.
Le constructeur tente d’ailleurs même de récupérer la communauté des développeurs
qui bidouillent sur la TVBOX Apple avec les limitations conséquentes de celle-ci.
Ici les développeurs pourront bénéficier du support total du fabricant.
L’avenir

Le produit est en constante évolution. De nouvelles fonctions ont vues le jour
récemment comme par exemple la lecture et l’enregistrement des fichiers Youtube
mais ce n’est pas tout, en développement NEUROS prévoit un navigateur accédant
aux vidéos de Youtube depuis le net. Encore plus intéressant à mon goût le
streaming de médias est prévu depuis le PC ou Internet tout comme le faisait
le XBMC de la XBOX 1. Signalons aussi un lecteur de photo en évolution. Comme
on le voit l’équipe ne chôme pas.

Sachez une chose…tout est possible et pourquoi pas votre propre application
si vous développez sous Linux. Je pense notamment à un encodeur de vidéos
pour lecture Nintendo DS (Moonshell) qui serait plus qu’utile…Si le cœur
vous en dit contactez les sur IRC ? Et pourquoi pas un encodeur vidéo pour
d'autres consoles...
Les défauts
Ce n’est pas un gros défaut mais le câble SVIDEO n’est pas fourni et le
boîtier ne gère pas la HD mais au maximum le mode VGA (640 x 480). Pas
de connecteurs pour les cartes Memorystick mais il suffira de connecter
votre PSP via l’USB ou bien un lecteur de carte flash pour qu’il soit reconnu.
Conclusion
Le NEUROS OSD est produit qui dispose d’excellents atouts pour réussir :
• Un produit très bien conçu et évolutif
• Un encodage DIVX
• Des mises à jour fréquentes
• Un « look » d’enfer et une boite à outil pour les Linuxiens
Alors…vous lui faites une petite place chez vous ? Moi c’est fait.