Test NINJAPASS X9 TF

Depuis quelques temps les derniers linkers pour Nintendo DS sont tous des
SLOT1 ce qui implique qu’ils font l’impasse sur les jeux GBA mais ils sont
tout de même à l’honneur et il est difficile de s’y retrouver. Je vous propose
de vous aider en vous parlant du NINJAPASS X9TF.
Le packaging

La boite du NINJAPASS X9TF est jolie avec son couvercle irisé et contient les
différentes composantes du NINJAPASS X9TF. L’emballage est léger ce qui vous
permettra de payer moins de frais de port mais suffisamment solide quand même
pour protéger son contenu. A l’intérieur il y a le produit bien sur mais aussi
une coque supplémentaire. Le produit est livré monté soit en blanc ou en noir
translucide et une coque supplémentaire vous est fournie ce qui vous permet de
choisir la couleur de votre NINJAPASS X9TF. De plus puisque le changement de
la coque va abîmer l’autocollant, celui-ci est fourni aussi. De toute façon
il disparaîtra à l’arrière dans votre console mais c’est sympa. Pour le moment
aucune autre couleur n’est prévue.
La coque noire
Le produit avec sa coque blanche
Un autocollant est fourni
La boite contient un lecteur SD, on aurait préféré un lecteur microSD mais
celui-ci conviendra car la plupart des cartes microSD sont fournies avec un
adaptateur. Dans le cas contraire il faudra en acquérir un. Dernier point le
lecteur est un lecteur ou la carte SD est perpendiculaire alors qu’il existe
des modèles différents ou la carte est dans le prolongement du connecteur ce
qui permet de le transformer en clef USB.

La qualité de fabrication est excellente et le produit entre parfaitement
dans la console sans se coincer ni forcer. On peut démonter le produit pour
examiner l’intérieur mais je passerais sur ce détail qui n’intéresse pas tout
le monde (sauf moi).
Le scoop

Ce qui est particulièrement intéressant c’est la lecture des informations
écrites sur l’emballage du NINJAPASS X9TF. On peut y lire les mentions des
nouveaux produits de la Team, le NINJAPASS X9TF n’est visiblement que le
premier modèle d’une future gamme et on y apprends l’existence du X9 (sans
le TF) qui devrait exister en plusieurs modèles : 512Mo,1Go et 2Go. IL y
aura donc de nouveaux linkers à mémoire interne mais aucune date n’est
prévue. Le fabricant prévoit l’avenir ce qui nous rassure. La concurrence
ne tardera pas à réagir mais elle devra faire vite, extrèmement vite (;-))
et plus de concurrence signifie plus de choix et de meilleurs prix.
Le test

Dans la pratique il a fallu connecter la carte micro SD dans le lecteur SD
avec son adaptateur et la formater en FAT (pas FAT32) sur un PC sous Linux
ou sous Windows ou bien sur Mac.
Ensuite je vous conseille de mettre de suite à jour le NINJAPASS X9 avec le
fichier obtenu depuis le site du fabricant. Sinon vous risquez de ne pas
pouvoir utiliser votre carte mémoire.Dans ce cas le message "BOOTER Dragon
Version1.0 Nov 7 2006" apparaîtra.

Dernier point il vous faut copier des fichiers model.sav depuis un exemple
contenu dans le dossier TFSYSTEM. Renommer le fichier avec le nom de votre
jeu pour plus de commodité.

Ensuit on copie le fichier .nds comportant la rom.
On lance la console, on sélectionne la vitesse de la carte, le nom du jeu à
lancer puis de la sauvegarde (issue du fichier model.sav). Les menus sont
sélectionnables avec les flèches ou bien en cliquant à l’aide du stylet.

Le jeu se lance.
Les menus
Les menus du NINJAPASS sont assez frustes et en mode texte affichant juste le
nom des jeux sous la forme 8.3 issue du monde DOS. Cela change des menus en
mode graphique ! On espère tous que cela va changer même si cela n’a pas
handicapé d’autres linkers comme le Supercard. Une vraie interface graphique
serait la bienvenue et au moins le support des noms longs.

L’écran graphique du haut est occupé par une image qui peut être remplacée
par toute image au format BMP avec une taille de 256 x 192 en couleur 24 bits.
Lors de la sélection de votre programme, une icône correspondante est affichée
dans l’écran du haut.
La mise en veille
Bien sur le test est aisé et le NINJAPASS s’en sort bien et la mise en
veille fonctionne.
Les Homebrews
Il faudra s'attendre désormais avec les nouveaux produtis que la compatibilité
soit réduite voire nulle. C'est le prix de la nouveauté car les homebrews ont
été développés sur les premières génération de linkers...
Bien sur Moonshell fonctionne mais pour le reste comme sur les linkers SLOT1
la compatibilité est réduite. Signalons que le fabricant a prévu de fournir
sur son site les outils nécessaires pour les développeurs (librairies FATLIB)
afin que ceux-ci puissent recompiler leurs programmes.
Un très bon point par rapport aux linkers à mémoire fixe, le produit peut
gérer plus de mémoire que les linkers à mémoire interne ce qui est un avantage
pour les homebrews.
Je n’ai pas eu le temps de tout tester mais les homebrews Snesds, Scummnds,
Beup,DS Organize, DS Notepad, Hexen DS ne passent pas et bloquent au
lancement.Il faudra les recompiler pour le X9.
Compatibilité
La compatibilité est excellente et elle est clairement identifiable sur une
liste mise à jour en permanence.
Le NINJAPASS ne nécessite aucun patch et un simple copier/coller suffit. Les
problèmes de compatibilités sont résolus d’un manière originale. Le NINJAPASS
X9 TF utilise un fichier dsrom.lst situé dans le dossier TFSYSTEM que l’on
peut éditer soi-même ou télécharger depuis le forum. Il suffisait d’y penser.
Les sauvegardes
La sauvegarde n’est pas automatique il faut tout d’abord copier un fichier
“modèle” pour chaque utilisation de jeu. Ceci peut être contraignant mais
apporte aussi des avantages.
Le premier avantage est que ce système permet d’assurer une compatibilité
pour les jeux à venir. En effet si vous l’ignoriez il existe plusieurs types
de format de sauvegarde en fonction de la taille de l’EEPROM contenue dans
le jeu. (no save ,4k , 64k,512K et 2M).
Le fichier model.sav est un fichier type, un peu comme un fichier modèle .dot
pour Word. A chaque fois que vous copiez un fichier .nds il vous faut un
fichier .sav. Cela permet aussi de pouvoir jongler entre différentes
sauvegardes du même jeu. Lorsque vous sélectionnez un jeu il copie les
données de sauvegarde de la carte flash dans la ram du X9, ensuite quand
vous sauvegardez, les données sont stockées dans le X9 et non sur la carte
mémoire. Si on éteint la DS et qu’on la rallume et qu'on sélectionne le même
jeu et la sauvegarde alors le NINJAPASS X9 sait qu’il s’agit du même et
utilise les données stockées dans le mémoire du X9. La sauvegarde sera
utilisée uniquement lorsque vous changez de jeu.
Les cartes flash
Les cartes que j’ai utilisées pour les tests sont des Kingston et Sandisk
mais d’autres marques conviendront aussi car le NINJAPASS a une méthode très
intéressante pour régler les problèmes de compatibilité des cartes flash. Un
menu permet de sélectionner la vitesse de votre carte au lancement du jeu.
Bien sur si vous n’en savez rien vous pourrez toujours choisir la vitesse
lente (slow) mais vous pouvez aussi déterminer la rapidité de votre carte
à l’aide d’un outil de test freeware tels que
HDTach.
On peut par exemple mesurer un taux de transfert de 4.2Mo/s sur ma carte
avec le lecteur SD d’origine connecté en USB 2.0 avec un temps d’accès
mesuré de 2.3ms.
Mais attention, tous les fabricants ne définissent pas leurs indices de
la même manière. Les mentions 50X ou 33X se rapportent parfois aux vitesses
d’écriture mais parfois aux vitesses de lecture. Pour pouvoir comparer ce
qui est comparable, l’idéal est de parler en terme de transferts de données
(mode lecture et écriture) tout comme HDTACH.
On trouvera souvent sur l’emballage un indice de vitesse x qu’il vous faut
convertir en mégaoctets (Mo) par seconde en multipliant par 150 ko/s. Par
exemple une carte annoncée pour une valeur de 50X donnera 50 x 150=7500
soit 7,5Mo/s.

Notre carte est donc une 25X ce qui n’est pas très rapide, et pourtant les
vidéos dans Castlevania sont fluides. Le NINJAPASS X9 s’est adapté sûrement
grâce à une mémoire tampon. Un bon point et nos points de repère (Castlevania)
sont peut être obsolètes.
Pour les curieux les paramètres de vitesse de la carte sont enregistrés dans
un fichier record.dat situé lui-même dans le dossier TFSYSTEM. Ce fichier
contient en outre les réglages du loader le nom du dernier fichier de
sauvegarde chargé, le type de sauvegarde.
Le support
Pour rappel le produit n’est pas un produit de la Team NINJA mais d’une
équipe de programmeurs ou bien plus simplement d’un programmeur ce qui
pourrait expliquer à la fois la réactivité de celle-ci et aussi la simplicité
de l’interface utilisateur du NINJAPASS.
Le forum du site a littéralement explosé en terme de fréquentation depuis
quelques temps et les administrateurs sont tolérants ce qui n’est pas toujours
le cas sur les forums des autres fabricants. La discussion est ouverte et la
critique aussi. Il est même permis de mentionner un concurrent et ne mène
pas à un bannissement. Au niveau de la programmation les mises à jours sont
plus que nombreuses, parfois même chaque jour.
Compatibilité avec les autres linkers
Le produit ne permet pas de lancer un linker GBA traditionnel mais il permet
d’utiliser les sauvegardes faites avec un Supercard ce qui est sympa.
Le Wifi
Malgré le logo Wifi Compatible aucun logiciel n’est fourni mais l’équipe y
travaille. Ce pourrait être par exemple un client FTP ce qui permettrait de
ne plus être limité par la taille de la carte mémoire. On imagine l’avantage
que cela procurerait. Il suffirait de monter son propre serveur FTP sur le
net avec ses propres jeux, programmes et sauvegardes pour y jouer depuis
n’importe quel point d’accès Wifi Open ou non…
Conclusion
Un bon produit avec quelques défauts dont le principal est au niveau de
l‘interface. De même la gestion de la sauvegarde peut paraître complexe
mais permettra de pouvoir jongler entre les différentes sauvegardes.
Il ne me reste plus qu’à vous faire un petit comparatif…sur les linkers SLOT1.